Présentation

On ne compte plus le nombre de groupes qui prétendent fournir une théorie révolutionnaire et vraiment radicale. Qu’est-ce qui nous distingue d’eux alors?

Nous nous opposons à :

L’écologie, dont le déguisement de lutte contre la pénurie et la pollution n’est en réalité qu’une supercherie politique servant à la fois à prolonger les vieux jours du Capital, et à ce que les grandes puissances impérialistes imposent férocement un repartage du marché mondial. Il est faux de réduire l’écologie à la simple « préservation des ressources » ou au « combat contre la pollution », car elle ne présente pas ces actions de façon neutre. L’écologie présente cette hypocrisie intrinsèque à la fois de valider le devenir-monde de la marchandise mais à la fois de combattre les effets néfastes des lois marchandes sur l’environnement. Les deux luttes mises systématiquement en avant par les pouvoirs politico-médiatiques, à savoir celles contre l’émission de CO2 et celles contre la pénurie de ressources, se rejoignent dans un but commun qui est de détruire une partie du capital (notamment l’industrie européenne) en faveur d’une autre (l’américaine)

– L’immigration, dont l’effet objectif ne se réduit désormais plus à la simple pression sur les salaires. L’immigration, devant laquelle toutes les gauches se mettent servilement à plat ventre et que toutes les droites positionnent sur le plan insipide de l’identité nationale ou civilisationnelle, a surtout pour conséquence importante de rétrograder les consciences vers un niveau historique arriéré, affaiblissant ainsi la spécificité révolutionnaire du prolétariat européen, laquelle ne découle pas de caractéristiques biologiques mais de rapports sociaux et historiques. Le secret de l’immigration massive que connaît notre époque se trouve au degré élevé de développement qu’ont atteint les forces productives et des différences entre les puissances commerciales entre chaque nation. Ainsi, ceux qui reprochent aux immigrés de profiter du confort matériel de l’Occident oublient que c’est par le même mécanisme que les Occidentaux profitent des étrangers. Que le non-occidental reçoive, chez lui, de l’argent de la part d’un touriste occidental ou qu’il vienne lui-même le prendre en Occident en qualité d’immigré revient au même: il se produit dans tous les cas un ruissellement international qui nivèle les divers niveaux de vie à travers le monde.

La démocratie, en tant que dernier système politique et social d’une société basée sur la séparation généralisée, l’anarchie individualiste et la grossière égalité de citoyens croyant pouvoir changer le monde par les urnes. La démocratie demeure en dernière instance une duperie rituelle destinée à tuer toute spontanéité révolutionnaire, afin d’enfermer le peuple dans la sclérose sociale du scrutin – d’ailleurs nécessairement condamné à ne déboucher sur rien d’autre qu’un renforcement ou une aggravation du statu quo de l’aliénation.

La nécessité révolutionnaire

– La révolution universelle qui jaillira du mode de production capitaliste est l’inéluctable nécessité résultant des contradictions de la société actuelle. Elle est le prochain grand saut qualitatif que fera jaillir l’histoire. C’est pourquoi elle ne saurait résulter d’un programme politique bien appliqué, ni d’un idéal subjectif qu’une secte isolée et éclairée voudrait imposer à l’ensemble de l’humanité ; elle est bien plutôt la destination objective de cette humanité universellement asservie qui abolit alors son asservissement. C’est pourquoi tout groupe d’action à la prétention théorique révolutionnaire se doit de rappeler, encore et toujours, que l’émancipation du prolétariat sera l’œuvre du prolétariat lui-même et non pas celle d’un parti politique ou d’une élite intellectuelle qui aurait, seul, trouvé la clef de la révolution sociale. En d’autres termes, l’émancipation de la pratique sociale se réalisera par la pratique même de l’émancipation, et non pas à partir d’une recette qui viendrait s’y imposer de l’extérieur.

L’origine du pouvoir et de l’aliénation

En des époques antérieures, on opposait à l’horreur sociale de la société l’âge d’or dans lequel l’homme vivait dans la joie permanente. On désignait alors les détenteurs du pouvoir comme responsables des maux de l’humanité sans pour autant être capable de décrire de façon concrète comment fut cet âge d’or. Il a fallu tout un progrès technique et scientifique pour que l’archéologie atteigne le niveau de conscience historique le rendant capable de montrer de façon claire et nette que cet âge d’or non seulement a existé, mais aussi constitue de très loin la plus longue période que l’humanité n’ait jamais connue. Toutes les dénonciations religieuses sur le péché originel désignaient inconsciemment le grand choc de la Révolution Néolithique. 

L’essentiel est de comprendre que durant des millions d’années, l’humanité s’est organisée sous la forme de communautés naturelles qui ignoraient le pouvoir. Ce n’est qu’avec l’apparition de la richesse, c’est-à-dire de la production aliénée de l’homme, qu’est apparue la possibilité pour certains hommes de concentrer suffisamment de force sociale pour en asservir d’autres. Toutefois, la richesse et le pouvoir ont été indispensables pour créer les conditions d’une humanité universelle et suffisamment homogène pour posséder un intérêt global et commun: l’éradication définitive de la valeur, comme soumission de la vie à des impératifs abstraits de rentabilité et d’aliénation.

La Communauté naturelle de l’homme forme une unité absolue qui rend impossible l’autonomisation narcissique des sujets qui la composent. Dans un tel état de fait, la distribution des produits s’effectue selon les besoins humains réels et non selon une circulation tributaire de lois froides, aveugles, économiques. Chacun y est actif et produit non en vue d’une rétribution ultérieure mais parce qu’il trouve une satisfaction directe dans sa participation pleinement consciente à l’activité sociale.

Pour retrouver ce mode de vie rationnel, l’humanité a dû passer par un long processus d’universalisation et de développement: ce n’est rien d’autre que l’histoire mondiale.

Notre activité

Notre action consiste simplement à diffuser la démystification de tous les grands mensonges de la société et expliquer les grands phénomènes sociaux de telle sorte que par la simple énonciation des faits, les conclusions révolutionnaires s’imposent d’elles-mêmes. Nous expliquons concrètement le sens de l’histoire, les crises économiques ainsi que l’avènement final de la révolution mondiale.

Dès demain, la révolution se dressera de nouveau avec fracas pour le plus grand effroi de ceux qui se réjouissaient de la voir enterrée.

« J’étais, Je suis, Je serai ! »